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Des questions en santé ? Où se faire dépister ? Mieux connaître ses droits, se renseigner sur d’autres associations…

Bienvenue sur notre page Ressources. Cette section est là pour vous aider à trouver rapidement des informations : vous y trouverez un annuaire pour vous orienter parmi un réseau de structures utiles ainsi qu’un lexique pour mieux comprendre les termes spécifiques que vous pourriez rencontrer.

lexique

L’Affection longue durée (ALD) concerne une maladie dont la gravité et/ou le caractère chronique nécessite un traitement prolongé. La reconnaissance en ALD permet un remboursement à 100 % par l’Assurance Maladie, ce qui signifie que les patient·es n’ont
pas à payer pour leurs traitements en lien avec leur maladie.

Les antirétroviraux (ARV) sont des médicaments utilisés pour traiter les infections par le VIH. Ils aident à contrôler la progression de l’infection et à maintenir le système immunitaire en bonne santé.

L’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH) est un dispositif ayant pour objectif d’inciter les employeurs privés et publics à embaucher des travailleurs handicapés.

Les CD4 et CD8 sont des types de cellules immunitaires, des globules blancs, qui jouent un rôle clé dans le système immunitaire humain. Ces cellules appartiennent à la famille des lymphocytes T, qui aident le corps à lutter contre les infections.

Les CeGIDD – Centres Gratuits d’Information, de Dépistage et de Diagnostic – assurent une mission de service public auprès de l’ensemble de la population en proposant une offre de santé sexuelle globale :

  • Dépistage du VIH, des hépatites virales et des IST (syphilis, chlamydia et gonorrhée)
  • Traitement des IST
  • Prescription du TPE (Traitement Post Exposition)
  • Consultation PrEP
  • Vaccination VHA, VHB et HPV
  • Prescription de contraception
  • Délivrance de contraception hormonale d’urgence (« pilule du lendemain ») ou pose d’un dispositif intra-utérin (DIU, appelé aussi « stérilet ») au cuivre
  • Distribution de matériel de prévention
  • Information et éducation à la sexualité
  • Prévention et détection des violences sexuelles

Les CeGIDD sont gratuits ouverts à tou·tes (y compris aux personnes mineures, étrangères et/ou sans couverture maladie). Il est possible d’y être reçu·e de manière anonyme. Attention : tous les CeGIDD ne proposent pas tous les services énumérés ci-dessus.

La charge virale du VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) est une mesure de la quantité de virus présente dans le sang. Elle est exprimée en nombre de copies du virus par millilitre de sang. Plus elle est élevée, plus il y a de virus dans le corps. Grâce aux traitements, la quantité de virus devient si faible qu’on ne peut plus la détecter. Quand la charge virale est indétectable, le risque de transmettre le VIH par voie sexuelle est extrêmement faible, voire nul. C’est ce qu’on appelle « I = I » (Indétectable = Intransmissible).

Une co-infection VIH se produit lorsqu’une personnes vivant avec le VIH contracte également une autre infection simultanément, par exemple une hépatite virale ou une IST.

On parle de couple sérodifférent lorsque l’un·e des partenaires est séropositif au VIH et l’autre séronégatif au VIH. Aujourd’hui, grâce aux avancées thérapeutiques, lorsqu’une personne séropositive au VIH a une charge virale indétectable et est sous traitement depuis plus de 6 mois, elle ne peut pas transmettre le VIH à son·sa·ses partenaire·s. C’est ce qu’on appelle le TasP.

Le dépistage permet de savoir si une personne a une infection sexuellement transmissible (IST), comme le VIH, la syphilis ou une hépatite. Il peut se faire avec différents tests :

  • Le TROD (Test Rapide d’Orientation Diagnostique) : Résultat en quelques minutes avec une goutte de sang ou de salive, surtout utilisé pour le VIH.
  • La Sérologie : Prise de sang analysée en laboratoire, plus fiable, utilisée pour détecter plusieurs IST (VIH, syphilis, hépatites).

Selon la définition de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) de 1996, « l’éducation thérapeutique du patient vise à aider les patients à acquérir ou maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie avec une maladie chronique. ». La Haute Autorité de Santé (HAS) précise dans sa définition datant de 2007 que « les finalités spécifiques de l’éducation thérapeutique sont :

  • L’acquisition et le maintien par le patient de compétences d’autosoins
  • La mobilisation ou l’acquisition de compétences d’adaptation »

Source : https://www.iledefrance.ars.sante.fr/education-therapeutique-du-patient-definitionenjeux-et-politique-regionale

Une hépatite virale est une inflammation du foie causée par une infection virale. Les virus responsables de l’hépatite virale sont classés en plusieurs types, chacun ayant des modes de transmission, des symptômes et des traitements différents. Les plus courantes sont la A, la B et la C.

I = I (ou U=U en anglais) signifie Indétectable = Intransmissible (Undetectable = Untransmittable). C’est un concept clé dans la lutte contre le VIH. Il signifie que lorsqu’une personne séropositive sous traitement a une charge virale indétectable, elle ne peut pas transmettre le virus à ses partenaires sexuels.

Un·e infectiologue est un·e médecin spécialisé·e dans le diagnostic, le traitement et la prévention des maladies infectieuses.

Selon le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), une maladie chronique est une affection de longue durée qui évolue dans le temps, souvent associée à une invalidité et/ou à la menace de complications graves. Elle nécessite une prise en charge prolongée et peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie des patient·es. Cette définition inclut des pathologies variées comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, les cancers ou encore le VIH.

La médiation en santé est une intervention qui s’attache à aller vers les populations les plus éloignées du système de santé et de prévention. Par leur proximité avec le public, leurs connaissances des parcours de vie des personnes, par leur polyvalence, les médiateurs·rices sont en capacité de créer du lien avec les personnes, de les inscrire dans un parcours de développement de leurs propres capacités et de favoriser leur recours à l’accès aux droits et aux soins. Dans le cadre de la médiation en santé, la santé est abordée dans le contexte global de la vie d’une personne, toujours dans le respect de ses priorités et de ses besoins propres.

La PrEP (prophylaxie pré-exposition) est une méthode de prévention de la transmission du VIH reposant sur l’utilisation d’un comprimé antirétroviral.

Le préservatif est un dispositif de protection utilisé lors des rapports sexuels pour prévenir les Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et pour éviter les grossesses non désirées. Il existe des préservatifs internes et externes.

La prévention est selon l’OMS en 1948, « l’ensemble des mesures visant à éviter ou réduire le nombre et la gravité des maladies, des accidents et des handicaps ». Trois types de prévention ont été distingués :

  • la prévention primaire, ensemble des actes visant à diminuer l’incidence d’une maladie dans une population et à réduire les risques d’apparition ; sont ainsi pris en compte la prévention des conduites individuelles à risque comme les risques en terme environnementaux et sociétaux ;
  • la prévention secondaire, qui cherche à diminuer la prévalence d’une maladie dans une population et qui recouvre les actions en tout début d’apparition visant à faire disparaître les facteurs de risques ;
  • la prévention tertiaire où il importe de diminuer la prévalence des incapacités chroniques ou récidives dans une population et de réduire les complications, invalidités ou rechutes consécutives à la maladie.

La RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) est une décision administrative qui permet aux personnes ayant un handicap de bénéficier de mesures spécifiques pour faciliter leur accès à l’emploi ou leur maintien dans celui-ci. Cela inclut des aménagements de poste, des horaires adaptés, et d’autres aides pour compenser les limitations dues au handicap.

La Réduction des Risques et des Dommages est une approche de santé publique visant à diminuer les effets négatifs associés à la consommation de produits psychoactifs et à améliorer la santé et le bien-être des personnes concernées. La RdRD a notamment pour objectifs de réduire la transmission du VIH, des hépatites B et C et de prévenir la mortalité par surdose.

La résistance du VIH fait référence à la capacité du virus à échapper aux effets des médicaments antirétroviraux (ARV) qui sont utilisés pour le traiter. Cela peut compliquer le traitement et nécessiter des ajustements pour maintenir le contrôle de l’infection.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la santé communautaire est le processus par lequel les membres d’une collectivité, géographique ou sociale, conscients de leur appartenance à un même groupe, réfléchissent en commun sur les problèmes de leur santé, expriment leurs besoins prioritaires et participent activement à la mise en place, au déroulement et à l’évaluation des activités les plus aptes à répondre à ces priorités. Cette vision participative de la santé est inscrite dans la constitution de l’OMS : « une opinion publique éclairée et une coopération active de la part du public sont d’une importance capitale pour l’amélioration de la santé des populations ».

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la santé mentale correspond à un état de bien-être mental qui permet d’affronter les sources de stress de la vie, de réaliser notre potentiel, de bien apprendre et de bien travailler, et de contribuer à la vie de la communauté. Elle fait partie intégrante de la santé et du bien-être, sur lesquels reposent nos capacités individuelles et collectives à prendre des décisions, à nouer des relations et à bâtir le monde dans lequel nous vivons. La santé mentale est un droit fondamental de tout être humain. C’est aussi un aspect essentiel du développement personnel, communautaire et socioéconomique. La santé mentale ne se définit pas seulement par l’absence de trouble mental. Il s’agit d’une réalité complexe qui varie d’une personne à une autre, avec divers degrés de difficulté et de souffrance et des manifestations sociales et cliniques qui peuvent être très différentes. Les problèmes de santé mentale comprennent les troubles mentaux et les handicaps psychosociaux ainsi que d’autres états mentaux associés à une souffrance importante, une altération du fonctionnement ou un risque de comportement auto-agressif. Les personnes qui ont des problèmes de santé mentale sont plus susceptibles de ressentir un bien-être mental moindre, mais ce n’est pas toujours ni nécessairement le cas.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la santé sexuelle est un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social en matière de sexualité, ce n’est pas seulement l’absence de maladie, de dysfonctionnement ou d’infirmité. La santé sexuelle exige une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, ainsi que la possibilité d’avoir des expériences sexuelles agréables et sécuritaires, libres de toute coercition, discrimination ou violence. Pour atteindre et maintenir une bonne santé sexuelle, les droits humains et droits sexuels de toutes les personnes doivent être respectés, protégés et soutenus.

Le SMIT – Service de Maladies Infectieuses et Tropicales – est le service hospitalier qui assure généralement la prise en charge de l’infection à VIH et des hépatites virales.

Le TasP – « Treatment as Prevention » en anglais ou « Traitement comme Prévention » en français est une méthode de prévention signifiant qu’une personne séropositive au VIH sous traitement dont la charge virale est indétectable depuis plus de 6 mois ne peut pas transmettre le virus. C’est un véritable changement de paradigme pour les personnes séropositives, permettant d’alléger la peur et la culpabilité associées à la crainte de transmettre le VIH à leurs partenaires.

Le traitement post-exposition (TPE) pour le VIH est un traitement d’urgence que l’on prend après avoir été exposé au VIH pour éviter de contracter le virus. Le traitement dure généralement 28 jours et doit être commencé le plus rapidement possible après l’exposition, de préférence dans les 72 heures. Plus il est administré tôt, plus il est efficace.

Le VIH ou Virus de l’Immunodéficience Humaine est un rétrovirus humain sexuellement transmissible. Il affaiblit le système immunitaire, et en l’absence de traitement, est responsable du sida